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Sud Raids Aventures

Raid Passion Désert

Suivez-nous au cours des recos du Raid Passion Désert

Le 15ème RAID PASSION DESERT se déroulera au Maroc du 24 avril au 3 mai prochains et nos équipes de reconnaissances sont sur le bateau pour rallier Tanger puis Agadir. En milieu de semaine, ils partiront d’AGADIR pour reconnaitre la 1ère étape…

Suivez-les jour après jour sur cette page et découvrez en avant-première les étapes de l’édition 2019.

Départ laborieux

80, c’est la limitation  de vitesse en France mais c’est aussi le nombre d’heures que nous avons mis pour relier Mazan à Tanger.

Partis de Mazan, 32 heures avant le départ du bateau pour être sûr d attraper celui ci en zigzaguant entre les gilets jaunes, la traversée avec sa halte à Barcelone a fait le reste.

Arrivés  à  Tanger, plus que 850 kms pour rejoindre Agadir, point de départ  et d’arrivée du 15 ième  passion désert.
En effet en 2019, cap au sud.
Les dates du raid ont été  un peu avancées pour éviter d’être  au Maroc pendant le ramadam,  et traverser l’Atlas plus tôt  dans la saison nous expose aux intempéries .
Donc le Sud avec son soleil, ses plages et ses nanas.
Demain début des vraies reconnaissances, restez connectés,  on vous raconte tout !
La minute historique.
Agadir est un mot amazigh d’origine phénicienne  signifiant “grenier collectif ” ou “village  fortifié”.  Le 29 février 1960, un tremblement de terre d’une durée  de 15 secondes a  détruit la vieille ville à  90% et la nouvelle à  50%.
Entre 12 000 et 15 000 personnes périrent.
En 2014, Agadir comptait 428 000 habitants.
PS ; les premières photos parlent d’elles mêmes, nous sommes bien au Maroc

Ça y est ! Nous sommes à pied d’oeuvre. Les recos peuvent commencer mais avant c’est bien beau de partir d’Agadir, encore faut-il en sortir.
Circulation dense, bruits divers, vigilance accrue, bref le quotidien des grandes villes.
Par contre cela me permet de jouer à un jeu auquel, d’ailleurs je n’ai jamais gagné depuis que je viens au Maroc. Je vous explique la règle : quand vous êtes premier au feu rouge, arriver à démarrer au vert avant que ceux de derrière klaxonnent, vocifèrent et rajoutent dans la bulle une tête de mort, deux sabres croisés, une grenade, comme dans les BD quand les personnages ne sont pas contents. J’avais beau m’appliquer, rien à faire. On aurait dit que les klaxons de ceux qui me suivaient, étaient reliés par wifi au déclenchement du feu vert.
J’avais repris espoir depuis que les feux étaient équipés d’un compte à rebours.
Première règle, bien sûr, éviter de se retrouver premier, pas toujours facile.
Et puis se concentrer, regarder dans le rétro la tête de son suivant immédiat.
– Il n’a pas l’air commode ! Sourcils charbonneux, yeux noirs, moustache frémissante.
Les secondes s’égrennent, 25, 24, 15, à 14 j’embraye, à 13 je passe la première, à 10 j’accélère progressivement, 1500, 2000, 2500 tours/ minute.
Les battements de mon coeur suivent l’aiguille du compte- tours. A moins 5 secondes, une goutte de sueur coule de mon front, j’ai les mains moites …
0 seconde, puis feu vert. J’écrase l’accélérateur, je lâche brutalement l’embrayage. TUTT, TUTT…POUET, POUET… damned, encore raté !
Mais je vous le dis, je les aurais un jour, je les aurai !

Enfin nous nous extirpons de la ville et un petit goudron nous accueille pour les premiers kilomètres de ce raid.

Le petit goudron sinue au milieu d’arganiers dont l’écorce ressemble à de la peau de serpent, des figuiers de barbarie, des amandiers, et s’élève peu à peu.
La piste arrive un peu plus tard et nous emmène dans un univers minéral qui ravirait nombre d’alpinistes.
L’aménagement des montagnes en restanques pour les cultures révèle une importante présence humaine par le passé.
La piste culmine à 1800m et après quelques passages trialisants, dans des décors époustouflants, l’arrivée se fera en douceur sur Tafraoute.

Un groupe de raiders s’installe à la table d’un restaurant marocain à Tafraoute.
Le serveur s’approche.
– Bonjour, avez vous un plat typique ?
– Oui nous avons un couscous royal, il y a tout dedans.
– Bien , et dites moi, nous voudrions faire un peu de pistes dans le secteur, que pouvez vous nous conseiller ?
– Aller à ICHT par la piste.
– Et c’est varié ?
– Tout à fait c’est comme le couscous, il y a de tout.
– Du roulant, du cassant, des remontées d’oueds (Oued Tamanart), des canyons (Aït Mansour), des plateaux montagneux.
– Et les paysages?
– De toute beauté, très variés aussi ! En sortant de Tafraoute, vous pourrez voir le rocher à tête de lion. Puis des arganiers majestueux, amandiers, palmiers.
Peut être verrez vous vos premiers dromadaires ? Et à mi- parcours une magnifique piste aérienne à 1830 m d’altitude vous ravira.
Enfin au kilomètre 280, vous aurez la récompense de vos efforts, en arrivant au sommet d’un petit col qui surplombe un panorama exceptionnel : ce sera la cerise sur le gâteau, comme on dit chez vous.
– Et y a t-il du goudron ?
– Oui bien sûr mais le goudron, c’est le trou normand du raider, ça permet de digérer les cailloux.
– Parfait, nous allons à Icht mais si ça ne nous plaît pas, on vous appelle ce soir pour vous le dire.
– Ah ! mais désolé monsieur, ce soir je ne suis pas de service.

Tranche de vie d’une journée de recos.

Pendant la pause repas, un phénomène acoustique nous a assailli. Nous étions dans un endroit bucolique, un vallon au calme, bien vert cerné par des reliefs arrondis.

Nous mastiquions consciencieusement nos denrées, les verres alimentaient les bouches pour faciliter l’acheminement.

Tout d’un coup, un hurlement strident déchire l’air et trouble la quiétude du lieu. Les fourchettes restent en l’air, les yeux s’écarquillent, nous sommes bouche bée.
Même Annick arrête de parler, c’est vous dire l’importance de la chose.

On aurait dit une moto qui fait des tours chrono sur un circuit.
Impossible dans un lieu pareil !!! Il nous faut quelques instants pour réaliser qu’il s’agit d’un appel à la prière émanant d’un clocher, pardon ! d’un minaret voisin.
Mais l’éloignement de celui-ci, la piètre qualité de l’enregistrement et la répercussion du son dans les gorges ont permis cette méprise…
Revenus de notre saisissement et écoutant la mélopée, l’un de nous ne peut s’empêcher de dire
– Oh, la la, il tire trop les rapports, son moteur est froid, l’autre rétorque, là il a rentré une vitesse. S’ensuit un florilège de commentaires.
– Tiens, il a loupé un rétrogradage, il tire trop court, ça mouline dans la ligne droite, il vient de faire un sur régime, il est réglé trop riche.
Et puis d’un coup le calme revient.
Trois hypothèses sont évoquées.
Soit il a cassé, soit il est tombé, soit il est rentré au stand pour peaufiner ses réglages.
On ne le saura jamais…

La boucle Icht – Icht peut-être classée dans la rubrique “Savane”.

En effet à tout moment, on s’attend à voir des lions, des girafes, des zèbres…,  gambadant au milieu d’immenses plateaux plantés d’acacias.

Des rochers noirs comme l’ébène contrastent avec l’ocre des pistes sableuses.

Par moment rien n’arrête le regard et on se prend à rêver que cette piste ne s’arrête jamais et nous fasse faire le tour de la terre.

Sur quelques kilomètres, nous empruntons la fameuse piste du Dakar avec ses immenses cairns de balisage. Nous roulons dans les traces des gloires de l’épreuve mythique. La piste très creusées témoigne des nombreux passages à vitesse élevée.

Par deux fois nous empruntons un fond d’oued dont les parois dépassent la hauteur du véhicule et, où les rétros fleurent avec celles-ci.

Une belle palette de paysages agrémentée du plaisir de piloter, que demander de plus !!!

30 kilomètres de goudron sur les 274 de la journée, autant dire que les moments de repos seront comptés.

Un dernier cap légèrement rock en roll, mais facultatif vous ramènera  à  Foum el Hassan. La remontée d’un oued vous fera déboucher pile en face de Borj Biramane, le point de départ de cette belle journée.

On quitte à regret l’oasis de Borj  Biramane mais les pistes de  la 4ème étape nous attendent.

Toujours un décor de savane mais aujourd’hui  nous voyons les animaux. Ils ont été gravés sur les rochers , il y a des milliers d’années par nos ancêtres. Le plateau est régulièrement coupé par des barres rocheuses mais la piste maligne trouve toujours le passage.

Par moment le sable part à l’assaut des rochers et l’alchimie des deux matériaux est saisissante.

La douceur du sable venant caresser la rudesse du roc. Puis peu à peu nous descendons vers une région plus désertique. La végétation se raréfie, les acacias souffrent de la sécheresse. Les pistes alternent avec le très roulant et parfois le trialisant.

Nous roulons quelquefois sur de mini lacs Iriki cernés par des montagnes couleur charbon. Parfois nous apercevons des parterres de roses  de Jéricho.

Les oueds font eux aussi partie du décor, Tamanart, Inhguent, Draa, que nous côtoyons, recoupons, longeons pendant de nombreux kilomètres. Tout ceci nous mène à  Msied, terme de l’étape.

Village coupé en deux par un oued, une partie neuve désertique et l’autre presque en ruine mais habitée.

Village du bout du monde que nous découvrons pour la première fois.

On peut le surnommer l’ Ushuaïa  du Maroc.

Vous reprendrez bien un peu de désert ? D’ailleurs vous n’avez pas le choix.

Pour aller à Laayoune, il faut emprunter cette piste qui côtoie des collines arrondies, «  bonnet F ». Des plantes grasses, épineuses ressemblant à des churros, agrémentent  le sol caillouteux. Par moment l’aiguille affiche 100km/h, puis l’oued Tay Chat accueille nos roues.

Arrivés à El Albeith, les seules constructions sont des stations service. Six au total, cela s’explique par le fait qu’à partir d’ici, les carburants sont un peu moins taxés qu’au nord du  Maroc. Les pompistes auraient pu créer une amicale de joueurs de pétanque,  vu qu’à proximité, il y a un terrain de 45 kms de long.

C’est très agréable de rouler sur ce minuscule gravier brun.

– Sentez-vous tout à coup cette odeur d’iode ?

–  Eh oui, n’oubliez pas le maillot, la grande bleue approche …

Un cap vous fera franchir ou contourner suivant votre choix les premières dunes, et après avoir traversé le goudron, vous roulerez en bord de plage. Encore quelques kilomètres et l’hôtel se profile, il vous  accueillera pour 3 nuits afin de rayonner autour de Laâyoune.

La minute arboricole .

L’arganier, réputé pour son huile, peut vivre jusqu’à 200 ans. Ses fleurs sont hermaphrodites et il ne perd ses feuilles qu’en cas de forte sécheresse. Sa reproduction artificielle et sa mise en culture nécessitent  l’inoculation de plusieurs espèces de champignons au niveau  des racines.

L’acacia peut vivre au-delà de 100 ans et ses racines peuvent descendre jusqu’à 40m de profondeur. Il servait de boussole aux nomades, les branches étant souvent inclinées vers le sud. Certaines variétés d’acacias perdent leurs feuilles en saison des pluies et reverdissent en saison sèche.

Qu’est ce qui fait environ 6 kilomètres de long, qui est gris sans aucun tag et que vous longerez au matin de cette sixième étape ?

Réponse : un des murs d’enceinte de l’usine de phosphate de Lâayoune.

En quittant le bitume, une piste roulante vous emmènera  enfin au pied des dunes.

Oubliez  l’erg Chebbi et l’erg Chegaga !

Ici la configuration est différente.

Les cordons sont posés sur une hamada, chacun peut choisir sa difficulté.

J’affronte ou je contourne ? Les dunes sont arrondies, mais prudence, arrivé en haut, la descente est parfois pentue. Par moment des rochers apparaissent  incongrus au milieu de cet univers de silice.

Seule présence de la journée, la vue de deux fennecs, l’un le matin à l’entrée de son terrier et l’autre l’après midi courant devant la voiture.

Pour le retour, vous emprunterez la même piste qu’à l’aller.

La minute industrielle :

L’usine de  traitement de phosphate de Lâayoune , d’une surface de 36 hectares va augmenter sa production d’acide phosphorique pour atteindre 500 000 tonnes en 2020 et un million de tonnes d’engrais.

Le minarai est extrait de la mine de Boukrâa et son acheminement est assuré par un tapis roulant de 96 kilomètres de long

Cette boucle sera variée au niveau du terrain : végétation rase au début, puis un peu plus élevée  au fil de la journée.

Nous traversons un immense chott qui est heureusement sec.

S’en suit un hors piste un peu chaotique où la bruyère domine. Nous serpentons sur une hamada parsemée de dunes mais dangereuses car en forme de croissant, douces d’un côté mais abruptes de l’autre.

Tout à coup,  au milieu de nulle part, une mosquée, un marabout et un cimetière apparaissent.

Une longue remontée d’oued  sinueuse qui demandera du  pilotage terminera cette étape et le goudron vous ramènera à l’immense piscine de l’hôtel.

Ce matin, départ de la 8ème étape.

On commence la remontée vers le nord, les vacances touchent à leurs fins.
Mais d’abord, après un peu de goudron, un dernier tour à la plage.
Soit vous roulerez carrément dessus, soit juste à côté en fonction de la marée.
Puis la piste vous amènera au ravitaillement essence à Tah.

Après cela, spectacle !!!
L’arrivée au dessus du chott Tah est magnifique ! Sortez les appareils photos !
Si vous descendez dans le chott, vous aurez tout le Maroc au dessus de votre tête puisque c’est le point le plus bas du pays : moins 55 mètres , 30km de long, 10km de large
Par endroit l’eau salée scintille au soleil.

Encore des kilomètres de pistes et le franchissement de quelques dunettes, vous viserez ce que nous avons surnommé ” La passe SRA”.
De loin on se demande vraiment ce que c’est, et en approchant, c’est évident …c’est la sortie!

Un peu de cap sur un plateau roulant, vous fera découvrir une nouvelle curiosité !
Une faille avec deux cascades. Au bord une résurgence où les animaux viennent s’abreuver.

Un nouveau plateau agrémenté de caps, pistes sablonneuses , passages de dépressions vous amèneront aux 6 dernières stations detaxées.

Et de nouveau, le jeu de boules de l’étape 5 toujours sans joueur…

Avant d’arriver au bivouac, il vous faudra venir à bout d’un long plateau et d’un petit goudron.

Départ du bivouac, les pilotes vont se faire plaisir dans cette remontée sablonneuse qui se terminera par une sortie un peu rocailleuse.

Une fois le grand plateau avalé, un goudron vous fera rallier Tan-Tan.

Après c’est le plaisir des yeux !!!

Parcours en moyenne montagne avec plusieurs oueds à remonter, à descendre, à traverser, tout ceci dans des décors de films.

On voudrait pouvoir s’arrêter bivouaquer dans tous ces endroits pour en profiter un maximum, mais la piste nous appelle et bientôt nous amènera à Guelmim au superbe hôtel ” Oasis Palm “.

Spot de la journée

Une descente dans un canyon rocheux en première courte où il faudra regarder où poser les roues.

Nous sommes au matin de la dernière étape. Les moteurs chauffent doucement en attendant le départ.

Une mouche danse devant mes yeux. Je la chasse, elle se pose, je m’apprête à l’assommer.

– Non pitié, je te cherche depuis dix jours. J’ai appris ta venue par le site ” Bla Bla mouche”, et ma cousine algérienne m’a dit que je te trouverais au mois 12.
– Oui, que veux-tu, parle.
– Passer la journée avec vous et aller jusqu’à Agadir
– Bien mais il te faudra respecter le règlement intérieur du 4X4. Ne toucher à aucun bouton, ne parler que si on t’interroge et ne pas faire tes crottes partout.
– D’accord, j’accepte
– Alors pose toi sur mon épaule et regarde.

Bientôt nous commençons la piste.

– Alors ça te plait, fais-je ?
– Oui les pilotes vont se régaler.

Il est magnifique ce parcours bordé d’arganiers plus beaux les uns que les autres.
Comment font ces arbres pour pousser dans ces rochers?
Puis peu à peu la piste descend et nous rejoignons la plaine au village d’Aït Moussa.
La montagne, c’est finI.
Une liaison routière nous amène au bord de l’Atlantique. Nous allons longer le littoral jusqu’à Agadir sur une piste sinueuse, sableuse, de quoi se faire une dernière spéciale.

– Alors la mouche, tu as vu la maîtrise ?
– Oui , Tsé ne m’avait pas menti, c’est plaisant. Et ces paysages de bord de mer sont de toute beauté.
– Tiens regarde, l’eau a troué la roche et quand la mer tape dedans, cela fait comme un geyser.
Après avoir côtoyé le parc naturel de Moussa, nous traversons une grande forêt d’eucalyptus pour la première fois.

– Tu aimes les eucalyptus ?
– Je préfère l’oeuf mimosa.
– On voit bien que t’es une gourmande
Enfin nous arrivons à l’hôtel en évitant les embouteillages traditionnels.
– Bon Aïcha, on se quitte?
– Oui, on se revoit quand ?
– En 2019, au mois 4, allez tchao ma belle.

Conclusion du raid passion désert

Le raid passion désert sera un crû différent des précédents.
Relativement classique au début, nous rejoindrons des villes étapes connues par des pistes différentes.
Puis la suite est inédite. Nous irons dans des villages, des endroits, des décors qui seront nouveaux.
On espère que ce millésime comblera vos attentes et que notre choix sera apprécié

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3 Commentaires

  • Bonjour
    Heureux de voir que Sud expe n’ai pas mort !!!!
    Continuer comme ça. cordialement
    Bernard

  • jean claude de Angélis

    superbe commentaire cela donne envie de partir avant le ( feu vert)…….la prochaine fois embraye avant le feu. cordialement jean claude

  • Ça nous ramène à la définition de la nanoseconde bien connue des parisiens:
    ” La nanoseconde, c’est exactement le temps qu’il faut au type de derrière pour klaxonner quand le feu passe au vert”.
    Bon, maintenant que vous avez fait le plus difficile, j’espère que vous allez nous concocter un parcours aux petits oignons qui sera encore mieux que les précédents……
    Bon courage pour la suite.

    Amitiés.

    Pierre et Françoise.

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