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Sud Raids Aventures

Raid Passion Désert

Témoignage de Philippe Nicolai

En mai 2005 mon cousin Jean-Luc et moi sommes descendus à moto au Maroc jusque dans les dunes de Merzouga (le fameux Erg Chebbi entre autres), voyage formidable et inoubliable mais petit goût de trop peu dans les dunes (on était chacun avec une BMW 1200GS et même sans les 10aines de kgs de bagages c’était quasi impossible pour nous de faire du sable (jamais fait auparavant, pas la technique, moto beaucoup trop lourde et pas envie de casser des motos toutes neuves et aussi chères).

Sur le parcours on avait vu un groupe d’Anglais à motos ; tous avec des KTM. On a un peu discuté. La formule semblait bonne : motos légères, camel bag sur le dos pour s’hydrater (sans plus ; pas de bagages), assistance qui suivait de près. Simple et efficace.

J’ai cherché sur internet une organisation qui proposait du ‘sable à moto’ et je suis tombé sur le site de Sud Expé ; ce sont surtout les 100aines de photos (principalement celles très dynamiques de motos évoluant dans le sable) présentées à partir du site www.ttattitude.com qui m’ont donné l’eau à la bouche et ensuite le fait de voir toute cette assistance technique et médicale ainsi que leur expérience de pas mal d’années de désert qui m’ont décidé à m’inscrire.

Entretemps mon cousin par alliance Denis me mettait en contact avec un de ses copains pour l’achat d’une KTM 450 EXC d’occase à bon prix.

La préparation : plusieurs mois passés à rêver de ce que ce raid pourrait bien être (je n’ai jamais fait d’enduro ni de sable (sauf l’avant-goût marocain)), à me renseigner, à acheter le matériel (gros réservoir, road-book, GPS, camel bag, malle, bib mousses & pneus, équipement enduro, … : environ 2000EUR de matos !), à installer les instruments sur la moto, …

Je suis allé m’entrainer 3 ½ journées sur le terrain de cross de Condé-sur-Escaut ; très instructif : impressionnant au début mais je me suis vite senti à l’aise (ouf !) malgré que tu sois lessivés après chaque 1/2h (après 4 lessives tu rentres chez toi, crevé).

Quelques semaines avant le départ je reçois la liste des participants : une centaine de personnes dont une flopée de Français bien entendu (l’orga est française), 5 Suisses et 1 Belge (moi ;o)
Le voyage : moto sur la remorque, je descends 1000km jusque Mazan (100km au nord de Marseille), le lieu où on se rassemble pour charger les motos et les malles.

J’arrive assez tard et bcp de gens s’affairent pour monter motos, quad, malles et sacs (on a droit à une malle et un sac) dans les camions.

Petite anecdote : une palette entière de vin est chargée dans un camion ; j’imagine déjà la beuverie mais ensuite je fais le calcul (1000dm3 ca doit valoir environ 500 bouteilles en finale => 500/100 personnes/10jours : ½ bouteille par jour par personne) : c’est finalement fort raisonnable et ca se confirmera : les participants sont tous plutôt des sportifs et 3-4 verres suffisent chaque soir).

Ensuite pt resto sympa avec le groupe de Marcou (super ambiance) et puis repos dans le gymnase. On est ainsi une bonne 20aine à passer notre première nuit à la dure.

Le lendemain on prend le bus pour Marseille puis le bateau pour une traversée de 800km à du 40km/h => un peu plus de 20h, finalement fort agréables ; on fait connaissance, le bateau est confortable et on y dort bien (malgré une météo plutôt moyenne (le bateau pourtant long de 100m fait des bonds ; beaucoup sont malades et restent au lit)).

Arrivés à Tunis, 400km de bus jusque Matmata. On traverse des endroits assez semblables à ce qu’on voyait au Maroc. Les gens vivent simplement mais bien. Viande grillé sur le bord de la route. Bonnes odeurs.

Arrivés à Matmata, on se retrouve dans le meilleur hôtel du coin. Habitation troglodyte. Ma chambre est creusée dans la roche (ambiance étonnante, insolite). Hôtel bien confortable et on y mange très bien.

Le lendemain les choses sérieuses commencent. On nous remet le 1er road-book. Je n’y connais rien. J’observe. Chacun détache les feuillets du carnet A5 et scotche les feuilles l’une à la suite de l’autre et ensuite enroule le tout dans le dérouleur de road-book. Ok, facile. Mais je n’aurai pas assez de scotch pour tous les jours. Je me débrouillerai.

Chacun part quand il veut (formule intéressante, comparée à celle des Anglais vus au Maroc qui se suivaient bêtement ; on peut avancer à son rythme, aller se balader où on veut si l’envie nous prend, s’arrêter pour prendre un break et quelques photos, …). J’avais prévu de suivre le groupe de Marcou mais je ne les vois plus. Je décide de partir seul (il n’y a pas de problèmes : les parcours GPS on été transférés dans mon Garmin. J’ai le road-book et ca ne semble pas compliqué à suivre, il y a des gens qui sont déjà partis et d’autres qui partiront après moi et ensuite l’assistance ; donc pas d’inquiétude, je démarre). Le fait de partir seul m’oblige à me servir du road-book et j’apprends (je serais parti avec un groupe, j’aurais suivi bêtement). Donc bonne décision. Le parcours est de la piste à 99%. C’est agréable. La moto tient le coup. Elle est très vivace. Super !

Plusieurs me dépassent. J’essaye de suivre. Au début je laisse finalement aller mais ensuite un groupe me dépasse et je les tiens. Ils roulent vite et j’apprends ainsi que la moto peut résister à de fameuses contraintes (j’avais entre autres peur pour mes pneus mais finalement c’est super résistant). Impressionnant ! Cette moto est une vraie gazelle. Enormément de punch. Ca arrache !

Arrivés à Ksar Ghilane, on se prend une tente. On dort à 8 là-dedans. Ce n’est pas le grand luxe mais c’est confortable.

Ensuite petite bouffe au resto du camp : soupe de semoule à agrémenter de harissa (sinon ca ne goûte rien) puis Dinde, semoule et légumes. Le soir et les soirs suivant (sauf en bivouac et dans les hôtels) : soupe, dinde, semoule et légumes ! Avec du vin pour oublier cette fichue dinde ;o)
L’après-midi est consacrée à une petite mise en roues dans le sable jusqu’au fort de Ksar Ghilane (qques murs en ruine); je pars (de nouveau seul) vers l’entrée du désert et rebrousse vite chemin ; moment de stress : la vue de ces dunes à perte de vue m’impressionne ; je vais pas rentrer dans ce truc seul ! J’ai l’impression que je n’en sortirai pas (je me rappelle le Maroc).

Tout à coup je vois une moto et un quad qui se dirigent vers le désert. Je décide de les suivre. Le sable est mou et la moto s’embourbe. J’ai besoin de forcer les gaz pour garder de la vitesse et ne pas m’ensabler (j’applique ce qu’on m’a dit : il faut foncer, ne pas avoir peur, se mettre sur l’arrière, donner des gaz). Le moteur rage 2X+ que sur piste (la roue patine ; 2 tours de roue pour avancer d’un tour de roue ?) et j’ai l’impression que la mécanique ne va jamais tenir le coup. Ca travaille de manière exagérée. Mais j’arrive à suivre et parviens au fort de Ksar Ghilane, 2km plus loin.

Là un concurrent a son moteur qui chauffe (l’eau bout) ; c’est le genre de gars cool qui donne l’impression de ne jamais se tracasser. Et il ne se tracasse pas. Laisser reposer la moto et ensuite il repart. Etonnant et encourageant.

Ensuite après 1/4h de break on rentre et j’ai déjà l’impression de me sentir à l’aise dans les dunes (ce sont de petites dunes ici, 50 cm de haut, maximum 2 mètres de haut). Ce sable est plaisant. Je retournerai encore en fin de journée faire quelques petites longueurs. La crainte initiale semble évaporée. Ouf !

Le lendemain : descente plein sud jusque Tiaret ; on est dans une zone militaire ; c’est de la piste à gogo. 300km. Je pars avec Gilles, Bruno (quad) et Bertin. A un moment on se perd. Puis Gilles entend des bruits anormaux venant de sa boite de vitesse. Il couche sa moto et commence à la démonter. En plein désert de rocaille ! Incroyable. Il remonte et c’est reparti.

On retrouve notre chemin. Ca va vite, très vite mais je tiens. On apprend vite, à suivre des habitués. Mais il faut être super attentif en permanence. C’est piégeux (un bel exemple : une piste bien droite ; tout à coup elle s’incline et quelques mètres plus loin un mini oued (rivière, ravine) ; il faut freiner à bloc pour éviter de taper dedans et se faire éjecter ; ouf de justesse !)

On se sent vivre ! J’adore !

La fin du parcours : une piste extra large.  Ca gaze là-dessus. C’est de la rocaille mais on roule en croisière à du 70km/h (en évitant de taper sur les grosses pierres) et on fait quelques pointes à 110. Grisant !

Arrivés à Tiaret, une petite bière bien fraiche nous attend. On est au fin fond de la Tunisie, en plein désert, et ils ont amené une pompe à bière dans un des camions d’assistance ! Ca fait plaisir !
Le soir apéro puis bon petit dîner à l’air libre. L’ambiance est excellente. Grandiose !

Je suis un des rares à avoir oublié ma tente pour les bivouacs (j’avais précédemment oublié de prendre mes pic-nics pour les déjeuners ;o). Patrick, un motard cool avec sa Yamaha d’un autre age, m’indique qu’il y a moyen de dormir dans un baraquement. Super ! Une nuit dans un bon lit. J’en ai bien besoin car la journée a été rude.

Le lendemain : journée sable : 2 boucles plein sud. J’apprends à rouler dans des étendues de sables sans dunes. On peut et c’est d’ailleurs souhaitable, foncer. D’abord j’ose pas (car à faible vitesse la moto part dans tous les sens) et ensuite voyant les autres me distancer j’ouvre et ca passe (à bonne vitesse la moto surfe sur le sable et tient son cap). Encore une corde de plus à mon arc. Ensuite un champ de fleurs bleues dans le sable puis les premières grandes dunes : 30 à 50 m de hauteur ! On arrive par le dessus. Ca fait peur à descendre. Ca se descend paraît-il tout droit. La pente est inclinée et il faut pourtant mettre des gaz pour avancer. Tenir la roue avant bien droite. Moi j’ose pas la première fois et descends de travers. Erreur. Heureusement avec mes grandes pattes je tiens l’équilibre et j’y arrive. Les prochaine fois j’essaye le tout droit. C’est bel et bien la bonne technique mais fort impressionnant.

Gilles s’amuse à essayer de remonter les 30-50m mais c’est impossible. Il doit s’arrêter au milieu. Moi je ne m’y risque pas. Nous ne sommes que le 3ème jour.

L’après-midi : seconde boucle : m’étant fait distancer sur la tôle ondulée qui terminait cette première boucle (mes mains souffraient trop), je dis aux autres que je partirai seul. Je suis crevé et préfère par sécurité faire le reste à mon rythme. Je m’emmêle avec mon GPS et Jean Brucy me donne un coup de main pour m’y retrouver. C’est reparti. Je suis seul et un des derniers à entamer cette 2ème boucle. Je suis dans les dunes. J’utilise le GPS. Outil formidable. La ‘boussole’ GPS est terrifiante d’efficacité et rassurante.

Un petit vent se lève et du sable rentre dans mon masque et mes yeux. Je m’arrête. Tout cela rajoute à l’ambiance. Solitude, conditions difficiles, j’adore.

Je croise plusieurs 4X4. Ils n’ont pas facile. De mon côté je me plante plusieurs fois. Jurons, énervement. Peur que la moto ne redémarre pas. Ca fait partie de l’ambiance.

A 2 ou 3 reprises je bloque à 50cm du sommet de la dune et c’est alors l’obligation de réorienter la moto et repartir dans l’autre sens.

Une autre petite gâterie : je tombe et la moto se couche sur le flanc de la dune mais les roues en haut. L’effort pour relever la moto est terrible mais j’y arrive (plus tard un concurrent m’expliquera qu’il faut dans ce cas tourner la moto pour remettre les roues vers le bas et ensuite la soulever (j’aurai l’occasion de m’y essayer par la suite ;o); c’est marrant que je n’y ais pas pensé mais dans ces conditions on ne prend pas bcp le temps pour réfléchir; on n’a qu’une chose en tête c’est avancer encore et encore et y arriver).

Malgré toutes ces difficultés je suis assez content de m’en être toujours tiré seul.

Sur la fin, après être sorti des dunes, je couperai une petite partie du trajet restant par la piste. Tant pis pour les dernières incursions sur la colline. Je suis lessivé.

Retour à Tiaret, petite bière, puis apéro et dîner en plein air comme le soir précédent. L’ambiance est encore montée d’un cran. Je me retrouve à la table avec les papis motards ; ca m’impressionne : ils ont 63 ans, ils ne font pas du 4X4 ni du quad (plus pépère) mais bien de la moto et j’aurai l’occasion de les suivre le lendemain ; ils foncent ! Ca fait plaisir à voir. Je me dis que je peux encore faire une 30 aines d’années de moto ; pourvu que la santé suive. Et ce sont de bons vivants. Ca blague tout le long du repas.

Le lendemain, on rentre à Ksar Ghilane. De la piste à nouveau sur 300km avec quelques passages dans les dunes. Je ne suis pas très chaud (mes jambes font mal, je suis fatigué et la perspective de 300km de piste ne m’enchante pas) mais après 1/2h je reviens dans le rythme et recommence à m’amuser. Je suis les papis pendant 1 bonne heure. Ils vont vite. Le reste de la journée, je la ferai seul. Navigation au GPS (c’est possible là car ce sont des étendues assez plates). C’est un délice ! Je fonce. A un certain moment je fatigue et me relâche. Les Suisses me dépassent. Ca me motive. Je remets les gaz. A un moment ils s’arrêtent pour discuter du cap à prendre et je les redépasse (je suis bêtement la boussole GPS et ne me tracasse pas du road-book). Je mets à fond et conserve le rythme les dernières heures du parcours. Le fait d’essayer de ne pas me faire rattraper par les Suisses qui ont un très bon niveau me motive. Je me suis éclaté sur cette partie. Fascinant. Une des meilleures journées !

Une bonne petite dinde au repas du soir et puis au pieu. Je suis de plus en plus fatigué. Le dessus de mes cuisses me fait terriblement mal quant j’utilise mes muscles (voilà ce que c’est de ne pas faire du sport ! Je me suis juré d’en faire dès mon retour) et j’ai des fourmis dans les mains (sorte d’endormissement, dû aux vibrations du guidon sur les sols caillouteux) ; ca fait à présent 2 semaines que je suis rentré en Belgique et ces fourmis ne sont pas encore totalement parties. Astuces pour la fois prochaine : mettre des mousses aux poignées du guidon et être moins crispé (facile à dire !)
Le lendemain j’apprends que je suis 1er moto de l’étape. J’ai eu de la chance car je n’ai vraiment pas suivi au road-book (il faut dire que j’avais un dérouleur de road-book manuel et pas de trip master => difficile de travailler au road-book et en même temps de foncer ; comme j’aime foncer, le choix a été facile).

Lendemain : le parcours le plus difficile du raid. Grosses dunes de Ksar Ghilane. 30-50m de haut comme dans le grand sud mais ca semble encore pire ici. Le sable est comme de la farine à certains endroits. Il faut donc oser encore plus.

Je suis parti dans les derniers. J’avance bien et rattrape pas mal de concurrents. Ca passe bien et c’est plaisant : descendre une dune, passer le creux à bonne vitesse puis remonter à l’arraché sur la suivante, gravir les 8m de haut (avec une inclinaison finale d’environ 60°) en se demandant si ca va passer, sentir que la moto tracte correctement, doser le moment où on relache les gaz pour se tanker tout juste sur le sommet de la dune est super impressionnant. (se tanker 50cm avant : c’est fini, impossible de passer ; il faut repartir en sens inverse. A l’inverse, ne pas arriver à s’arrêter au sommet de la dune mais la passer sans s’arrêter est dangereux car l’autre versant peut être à pic et se terminer par un plat ; ca revient à tomber de plusieurs mètres ; le choc est violent ; risque de fortes blessures et de casse). Ce goût du risque, ces tentatives de bonne maitrise, le fait de réussir ces montées de dunes vertigineuses, que du bonheur comme dirait Marcou ! Et ma gazelle de moto se montre elle aussi à la hauteur.

Cependant, à un certain moment, dans la partie haute des dunes, je commence à me planter. 1X, 2X, 10X. (je suis paraît-il resté trop longtemps sur la partie haute des dunes ; voilà ce que c’est de se passer du road-book et ne travailler qu’au GPS).

Pour compliquer l’affaire, j’ai également des problèmes avec mon embrayage : je n’arrive plus à débrayer. Un concurrent s’arrête et vient me donner un coup de main (et ca va bien m’aider) ; il y a en effet un problème. Je repars qd même à l’arraché (il m’explique : démarrage moteur au point mort, mettre des gaz, enclencher la 1ère brutalement et ouvrir. Merci pour le conseil). Et continue mon bonhomme de chemin avec quelques plantages supplémentaires. Pas bon pour la moto tout ca. Je décide de redescendre dans la partie basse. Ca va mieux mais je sens bien qu’il me sera impossible de terminer l’étape (je suis au 1/5ème de la totalité du parcours (j’apprendrai ensuite qu’une bonne partie du plus difficile est faite)).

Je me résigne à remonter sur Ksar Ghilane par la partie basse et au cap. Quelques mètres plus loin, mon moteur fume. Heureusement je me rends compte que c’est de la vapeur d’eau (le moteur est en surchauffe) et heureusement que la durite de trop plein de radiateur était tombée les jours précédents (l’eau coule directement sur le moteur chaud, et fait de la vapeur), sinon je ne me serais peut-être pas rendu compte que l’eau bouillait et j’aurais serré. Je dois dc m’arrêter pour laisser refroidir.

Je regarde mon GPS : je suis juste entre 2 points GPS ; super ! 1h plus tard un 4X4 apparaît. Je cours l’avertir. Je lui remets un papier avec mes coordonnées GPS. Il avertit par radio l’équipe de fermeture de la piste qui arrive 1/2h plus tard.

Les gars me demandent si je compte repartir s’ils arrivent à réparer. Je suis bien sûr partant. Mais rien n’y fait. On charge dc la moto sur le pick-up et je monte dans le 4X4 de Schandel et son épouse. Schandel est un as du pilotage 4X4. Ce sera une formidable expérience 4X4 (jamais fait auparavant) ; c’est impressionnant ! Ils arrivent à monter ces dunes poudreuses de 50m de haut avec ces lourds engins ! Schandel ne se plante jamais et vient au secours d’autres qui tankent encore et encore.
Etape la plus dure du raid ? Je veux bien les croire. Finalement la nuit tombe et on décide de dormir sur place en plein désert. On est dans une cuvette de plusieurs km de diamètre et un rempart de dunes de 50m de haut tout autour. Quel cadre ! Dans leurs 4X4 ils ont de tout ; tout le monde partage ses victuailles et l’ambiance est très bonne. Apéro bien entendu (avec jambon de Parme (ou de Bayonne plutôt)) pour commencer, puis 36 plats différents. Resto tapas en somme. Avec un petit coup de blanc super frais (ils ont des frigos sur 12V) puis un petit coup de rouge. Rien ne manque.
Le lendemain on décide de passer le cordon de dunes pour se retrouver dans la plaine. Là rencontre avec une famille de bédouins. Habits très colorés. Ils sont sympas mais bien sûr toujours demandeurs de nourritures, lunettes, bottes, … Je leur propose le 4X4 de Schandel ;o)

Je passerai ces 2 jours suivant à me reposer à Ksar Ghilane et essayer de trouver une solution pour mon embrayage. Patrick fera de même pour réparer sa direction. Il arrivera à la solutionner. Je suis content qu’il soit là car toute la caravane est à ce moment sur le site de Star Wars. On ira manger un bout dans l’hôtel luxueux à côté (on en a vraiment marre de la dinde !).

Finalement je suis content de cette panne car j’étais vraiment crevé. Si je ne l’avais pas eue, me connaissant, j’aurais continué, en forçant encore et encore, ce qui aurait été dangereux.

Allé, 4 jours et demi de moto vraiment intense, c’est déjà pas mal pour une première expérience.
Je ferai mieux la prochaine fois.

Les 2 derniers jours, je les ferai à moto, en passant les vitesses à la volée et en empruntant des itinéraires simplifiés, histoire de ne pas trop forcer ma boite de vitesse.

J’arriverai ces 2 jours très tôt à l’hôtel, ce qui me permettra de profiter d’un luxe bien mérité finalement.

Merci à toute l’équipe de Sud Expé et SRA pour ce formidable voyage.
Tout le monde (tant organisateurs et logistique que concurrents) était fort sympas.
J’ai vécu de fort bons moments et appris énormément en très peu de temps.
Je suis curieux pour mars 2007. Maroc ? Algérie ? Libye ? Suspens !

J’espère très sincèrement pouvoir venir et qui sait peut-être qu’un cousin ou l’autre pourra m’accompagner cette fois.

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